Ma vie de migraineuse : à cœur ouvert

Hello hello !

Pour aujourd’hui je vous propose un petit article blabla / à cœur ouvert, ça faisait longtemps ! En ce moment je me pose beaucoup de questions, sur des sujets divers et variés. J’ai ouvert récemment les yeux sur certaines choses et cela m’a déclenché une sorte de déclic, comme si subitement j’avais une nouvelle capacité pour déceler la vraie nature des gens et pour être un peu moins naïve..

Bref rien à voir avec le sujet du jour mais un peu à voir quand même, car du coup j’essaie au maximum dans ma vie quotidienne de changer mon point de vue, d’essayer de voir les choses d’une autre perspective. La gymnastique est un peu difficile à appréhender au début mais ensuite au fil du temps cela devient de plus en plus un automatisme.

Cela induit aussi un peu plus d’introspection, exercice auquel je dois l’avouer je suis peu habituée, mais ce n’est pas plus mal car cela oblige dans un sens à mettre des mots sur des situations, à contextualiser un peu plus. Et c’est pour le mieux !

Tout ce cheminement m’a conduit à l’article du jour, à un besoin de partager cet aspect-là. Je me dit que je ne suis sans doute pas la seule dans ce cas alors si cela peut aider ne serait-ce qu’une personne, ça vaut le coup !

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Je suis migraineuse.

Depuis quand ? Impossible à dire, je répondrais aussi loin que je me souvienne. 20 ans ? 25 ans ? Plus, je ne saurais dire. En tout cas je n’arrive pas à me souvenir d’une époque sans que la migraine ne fasse partie de moi.

Petite minute explicative d’abord : les céphalées de tension (assimilé dans le langage courant aux maux de tête) et les migraines sont deux choses différentes.

Les céphalées de tension sont les maux de tête les plus courants. Elles sont ressenties comme une pression qui enserre le crâne et peuvent durer plusieurs heures, voire plusieurs jours. Elles sont souvent plus fréquentes chez les femmes et peuvent parfois même être chroniques. Les raisons ne sont pas toujours connues mais parfois reliées à des facteurs comme le stress, la fatigue, des problèmes musculaires ou vertébraux, et bien d’autres … 

Les migraines sont également appelées céphalées primitives : elles apparaissent par crises, plus ou moins fréquentes d’une personne à l’autre. La caractéristique principale est un mal de tête avec une douleur pulsatile, comme un battement, le plus souvent d’un seul côté de la tête. Une migraine va assez souvent s’accompagner d’une gêne à la lumière et au bruit, de nausées voire de vomissements.

Bien évidemment, chaque personne est différente et chacun peut réagir d’une manière différente. J’ai le sentiment d’avoir toujours connu ces symptômes que je vous évoque ici.

Plus jeune j’ai fait des tonnes d’examens médicaux pour tenter de trouver une cause, une raison à ces symptômes. Je ne saurais même pas tous vous les lister tellement il y en a eu.

J’ai pris des traitements, je les ai stoppés, j’en ai testé d’autres…

Cet article n’a pas pour vocation de vous dire ce qu’il faut prendre, ce qui fonctionne ou non. Comme je le disais plus haut, chaque personne est différente et je ne prétendrais nullement à me substituer à un diagnostic médical.

L’idée ici est simplement de vous retranscrire ce que peut vivre au quotidien quelqu’un de migraineux.

Ce que cela peut être de se retrouver dans ce type de situation, où pendant des jours vous vous endormez avec cette douleur, vous vous réveillez avec cette douleur.

Où sur un mois entier il peut arriver que les ¾ des jours soient des jours sans.

De ce que cela peut engendrer dans une vie quotidienne, des difficultés que le moindre geste induit.

Parfois les gens, volontairement ou non, n’en prenne pas la mesure parce qu’après tout la migraine ce n’est pas une « vraie maladie » dans le ressenti de personnes qui ne l’ont jamais connu.

Je ne compte plus le nombre de personne qui un jour m’ont dit « ça va moi aussi ça m’arrive d’avoir mal à la tête, c’est rien, un doliprane et ça passe ! ».

Non en fait ce n’est pas rien, ça ne passe pas comme ça, je pense que seule une personne n’ayant jamais expérimenté une « vraie » migraine peut penser ça.

Les médecins ne sont pas toujours les plus emphatiques non plus… Je me souviendrais toujours de ce médecin qui avait dit à la jeune fille que j’étais à l’époque « bon ça va c’est dans ta tête en vrai tu n’as pas mal »…

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû annuler des activités ou autres car j’étais tout simplement incapable de faire trois pas, avec ce sentiment que la tête va exploser. Pour dédramatiser les choses je rigole en expliquant que j’ai l’impression que Woody Woodpecker est dans ma tête et y fait comme dans le dessin animé : un marteau piqueur avec son bec sur toutes les parois de mon crane…

Il m’est arrivé d’avoir droit en retour à des petites réflexions, une petite phrase glissée en passant de personnes qui s’imaginent qu’on fabule en utilisant ça juste comme une excuse. Ce genre d’attitude blessante qui ne sert qu’à accroitre le mal être que tu ressens déjà au quotidien.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait un effort surhumain pour « me bouger », participer à quelque chose de planifié depuis longtemps, où rien que le fait de voir la lumière du jour était un supplice et pourtant tu es là à faire bonne figure… et en retour tu as droit à une petite réflexion sur le fait que tu ne parais pas hyper joyeuse….

Heureusement tout le monde n’est pas comme ça loin de là, et tant mieux !

Je sais que ces personnes ne se veulent pas du tout méchantes la plupart du temps, simplement avant de faire une petite vanne du genre, essayez ce dont je parlais en début d’article : de changer son point de vue, d’essayer de voir les choses d’une autre perspective.

Aujourd’hui je suis en mesure de dire que j’ai la « chance » d’avoir avec les années réussi d’une certaine manière à « dompter » ces migraines.

J’ai décidé il y a plusieurs années maintenant de ne plus me bourrer de médicaments, j’étais arrivée à avoir tellement tout le temps ces douleurs que je prenais des doses quasi quotidiennes qui me paraissaient démesurées. Et quoi qu’on dise de telles doses au quotidien cela ne peut pas faire de bien sur du long terme…

Ce ressenti est personnel bien évidemment, il n’engage que moi et je n’incite personne à faire de même. Simplement à mon niveau j’ai dit stop. Je me suis refusé à prendre des traitements sur un aussi long terme sans connaitre les conséquences possibles. Sans parler du fait qu’à force de prendre des médicaments le corps fini par s’habituer et l’effet n’est plus autant présent.

J’ai préféré axer ma démarche sur l’apprentissage de mon propre corps et de mes ressentis. Ce cheminement a été excessivement long : j’ai tenu des sortes de journaux quotidiens où sur plusieurs mois je notais absolument tout, de la météo du jour, à mes activités, mes repas, mon stress et bien d’autres paramètres mais surtout si j’avais une migraine ou non ce jour-là, les symptômes précis, la durée etc…

J’ai passé un temps infini à essayer de trouver un point commun, un « schéma » de la survenance de mes migraines.

Aujourd’hui je suis capable de déceler des signes précurseurs, de connaître certains paramètres déclencheurs et donc d’agir en amont pour maitriser le plus possible les choses. Je sais ce qui fonctionne pour moi et ce qui ne fonctionne pas. J’arrive à savoir quand je vais pouvoir surmonter un début de crise ou quant au contraire cela sera incontrôlable. Bref je connais ma migraine.

Alors bien évidemment je ne l’ai pas du tout vaincu, ce serait bien trop facile si cela pouvait marcher comme ça….

Par contre j’en ai beaucoup moins qu’avant et j’ai plus de faciliter à en maitriser les symptômes , même s’il m’aura fallu des années pour en arriver là.

******************

Tout cet article pour quoi ?

Pas pour me plaindre d’être migraine parce que de toute façon cela ne servirait à rien, cela ne disparaitra pas juste comme ça.

Pas pour me faire plaindre, je ne l’ai jamais attendu depuis des années ce n’est pas maintenant que je vais m’y mettre.

A vrai dire je ne sais même pas le but profond de cet article…  Vider ce que j’avais sur le cœur oui certainement dans un sens.

Peut-être partager avec des personnes elles aussi migraineuses qui passeraient par-là, pour se sentir un peu moins seule.

Peut-être arriver à faire comprendre un tout petit eu ce que c’est à ceux qui ont la chance merveilleuse de n’avoir jamais eu de « vraie » migraine.

Peu importe le but de l’article, il m’a fait du bien et c’est là le principal !

Rendez-vous en commentaire comme toujours si vous souhaitez échanger sur le sujet, ce sera avec un très grand plaisir !

A bientôt

So’

6 réflexions sur “Ma vie de migraineuse : à cœur ouvert

  1. Meili dit :

    J’ai rarement des migraines et quand j’en ai une elle passe avec un cachet de doliprane, et je comprends tout à fait tes maux, et ton comportement vis à vis de ton entourage, car tu ne peux pas profiter pleinement quand ça arrive, et tant mieux si tes migraines s’espacent, biz

    Aimé par 1 personne

  2. Anne dit :

    Beaucoup de personnes souffrent de migraines ! et c’est un mal terrible ! j’ai la chance d’y échapper mais j’ai une amie qui – quand cela lui arrive – en pleure. Elle a tout essayé, et tous les spécialistes, tous les examens jusqu’aux médecines douces et aux thérapies et rien y fait cela fait parti d’elle… donc je te comprends ! C’est un vrai mal ! et quand il n’y a pas vraiment de cause… ça l’est d’autant plus ! gros bisous Sophie

    Aimé par 1 personne

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