Moi qui réfléchis trop, j’ai réservé une semaine solo en croisière sur un coup de tête
Hello hello, et bon mercredi. J’espère que vous allez bien !
Pour ma part je vous écris depuis une cabine du navire Costa Toscana, qui navigue actuellement en pleine mer quelque part entre Barcelone et Cagliari.

Posée sur le balcon, avec uniquement le bruit des vagues (et une petite coupe de Prosseco).
Mercredi soir, il y a à peine 4 jours, j’ai fait quelque chose qui ne me ressemble pas…
Sortie du travail, fatigue mentale intense, forte surcharge émotionnelle, peut-être ce moment précis où tout déborde intérieurement alors qu’extérieurement rien ne se voit.
J’étais vidée tant physiquement que psychiquement. À tel point que le simple trajet de 4 arrêts de tram jusqu’au parking où est stationnée ma voiture me paraissait insurmontable.
Je me suis posée sur un banc et j’ai ouvert mon téléphone : l’application Costa.
J’avais une semaine de congé calée à partir du vendredi, semaine imposée pour laquelle je n’avais rien trouvé de disponible pour partir (et peut être pas vraiment osé réserver quelque chose seule).
Et là, tout s’enchaîne : une cabine balcon disponible pour un départ à peine deux jours plus tard, un tarif défiant toute concurrence…
J’ai cliqué, j’ai paniqué, et tout s’est enchaîné !
J’ai fait ce que je n’aurais jamais imaginer oser faire : réserver une croisière solo pour partir deux jours plus tard…
Je ne savais pas exactement ce que je fuyais. Mais je savais que j’avais besoin de partir.
1. Le contexte : une période compliquée et une version de moi figée
Ces derniers mois je subis, avouons-le.
Comme je le disais plus haut, énorme fatigue professionnelle, charge mentale qui explose, le sentiment d’étouffer et d’être en pilote automatique.
J’avais besoin de reprendre de l’air dans tous les sens du terme.
Mais je suis aussi quelqu’un de très réfléchie, prudente, une grande anxieuse face aux décisions, un besoin de tout anticiper longtemps à l’avance et clairement peu (voir pas du tout) spontanée.
Faire ça était clairement “contre-nature”. D’ailleurs je n’en reviens toujours pas de l’avoir fait (pas plus que ceux qui me connaissent bien je pense 😅).
Chez certaines personnes, réserver de manière totalement imprévue une semaine seule est banal. Pour moi, c’était presque révolutionnaire.
2. Le moment de la réservation : entre euphorie et panique
Cette croisière solo me trotte depuis un moment dans la tête. J’aimais dire que j’allais me lancer ce challenge, tout en étant persuadée au fond de moi que je ne le ferais probablement pas.
J’avais repéré cette croisière mais elle était complète. Plusieurs fois j’ai vu des cabines balcon se libérer, mais sans oser aller jusqu’au bout et réserver, et le temps de la décision il n’y avait plus besoin d’en prendre puisque la croisière affichait de nouveau complète.
Mercredi soir rebelote : je la vois disponible : une cabine balcon, un tarif imbattable.
J’ai paniqué, appelé ma sœur, et je ne sais encore comment, j’ai osé réserver.
J’ai mis du temps à réaliser, même en préparant ma valise j’avais l’impression que ce n’était pas possible que moi, je fasse ça.
Vendredi les montagnes russes, énormément de charge de travail, une journée de taff arrivée avant 7h et pas repartie avant 18h30. La tête dans le guidon et à mille lieux de réaliser que le lendemain je serais sur un bateau à naviguer..
Samedi matin le départ : excitation à son comble ! Tout s’est parfaitement goupillé, transfert en bus, uber, embarquement. Je ne suis tombée que sur des personnes adorables ce qui aide à se mettre en confiance.
J’avais tout de même des sentiments hyper ambivalents :
- excitation
- peur
- culpabilité d’une certaine façon (allez savoir pourquoi ??)
- doute
- sensation d’être irresponsable
- mais aussi soulagement immense
Une partie de moi aurait pu vouloir annuler. L’autre savait que si je renonçais, je regretterais immédiatement.
3. Partir seule : ce que ça remue vraiment
C’est pour moi l’occasion d’explorer ce qu’implique véritablement de partir en vacances une semaine en solo, surtout la première fois, dans un espace certes vaste mais mine de rien plutôt confiné :
- se retrouver face à soi-même
- ne dépendre de personne
- décider seule
- gérer les silences
- assumer son espace
Mais c’est aussi faire face au regard des autres :
- “Tu pars seule ?”
- les projections
- les clichés autour des femmes seules en voyage à 41 ans
Ce que ça m’a révélé :
Partir seule n’est pas forcément un signe de solitude, parfois c’est un signe de reconquête.
4. La fierté inattendue
C’est probablement le cœur émotionnel de cet article. A la moitié de cette croisière, je suis totalement ravie.
Fière de moi d’avoir osé malgré l’angoisse, d’avoir agi sans tout contrôler, de m’être choisie et plus que tout d’avoir cassé ma propre image de “personne qui ne fait jamais ça”, dans mon esprit comme dans celui de mon entourage.
Au final je me dis que le plus important n’est peut-être pas la croisière. C’est la femme qui a osé cliquer sur “Réserver”.
5. Ce que cette semaine représente vraiment
Cette croisière devient pour moi un symbole :
- reprendre mon souffle
- créer une rupture
- retrouver une part oubliée de moi
- me prouver que je peux encore surprendre ma propre vie
Évidemment on ne vas pas se mentir, ce voyage ne règle pas tout. Mes soucis et insécurités seront encore là au retour mais ce qui est sûr c’est que quelque chose a bougé.
Conclusion — “Je suis partie avant d’être prête, et c’était le meilleur moment ”
J’ai longtemps cru qu’il fallait être sûre de soi pour partir seule. En réalité, on peut partir avec ses doutes, ses peurs, son anxiété… et être fière quand même.
Ce voyage ne ressemble peut-être à rien d’extraordinaire vu de l’extérieur. Mais pour moi, il marque un avant et un après.
Je suis fière et heureuse de l’avoir fait, d’avoir osé. Moi qui suit fan de croisière j’avais peur de me « gâcher » l’expérience alors qu’au final c’était encore plus incroyable !
Et vous, déjà parti solo ?
Rendez-vous en commentaires pour en discuter !
Et en attendant je vous dis à bientôt
So’
Tu as choisi la bonne décision, c’est une occasion qui ne fallait pas loupé, perso je ne pense pas que j’aurais osé, je suis trop casanière et peureuse, même partir avec mon mari m’angoisse, mais une fois arrivée à destination je profite quand même ! A bientôt
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