Hello, hello, et bon mercredi !
J’espère que vous allez bien ! Ici comme un peu partout en France c’est alerte canicule, mais on a un peu de chance quand même parce que l’air marin nous permet de respirer un peu…
Ce week-end je me suis retrouvée à avoir un moment de libre initialement non prévu, et ce laps de temps et la façon dont je l’ai occupé ont poussé ma réflexion dans une direction à laquelle je ne m’attendais pas.
Un samedi après-midi.
Une heure libre devant soi.
L’envie de se poser.
Puis le réflexe de prendre son téléphone.
Et à ce moment précis j’ai réalisé qu’en réalité je n’avais aucune obligation, j’étais simplement dans une situation où je recherchais spontanément quelque chose à faire.
Et c’est là que je me suis demandée : quand sommes-nous devenus incapables de rester quelques minutes sans nous occuper ?
À une époque où l’on parle beaucoup de bien-être, de slow life et de déconnexion, il semble paradoxal que le simple fait de ne rien faire soit devenu si difficile à appréhender.
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1. Nous avons appris à remplir chaque minute de notre temps
Nos journées sont découpées et rythmées en permanence.
Se préparer. Aller bosser. Faire les courses. Honorer un rendez-vous. Caler des loisirs. Regarder une série. Faire du sport. Les corvées…
Dans la société actuelle, même les moments de détente sont planifiés.
Il n’est plus laissé de place à l’imprévu.
La productivité est même devenue un culte : multiplication des applications d’organisation, valorisation d’une routine matinale, des to-do listes, développement des objectifs personnels.
Même nos loisirs doivent parfois être « utiles » : lire pour apprendre, marcher pour faire ses 10 000 pas, cuisiner sain, optimiser son sommeil.
À force de vouloir rentabiliser notre temps à tout prix, nous avons peut-être oublié que certains moments n’ont pas besoin d’être productifs.
2. Les temps morts ont pratiquement disparu
Avant, il y avait des moments de vide : dans une file d’attente, dans le train, chez le médecin, en attendant quelqu’un…
Ces moments existaient naturellement et tout le monde s’en accommodait facilement.
Aujourd’hui, le smartphone comble tout. Les gens sont incapable de simplement ne rien faire. Il n’y a qu’à voir dans les transports en commun : j’en prends tous les jours et je reste toujours surprise de voir que littéralement tout le monde est sur son téléphone sans faire attention aux autres.
Aujourd’hui nous ne supportons plus vraiment l’attente parce que nous avons appris à la remplir instantanément, en ayant perdu l’habitude de l’apprivoiser.
Aujourd’hui, nous sommes face à une stimulation permanente.
Le cerveau reçoit constamment : images, sons, informations, notifications.
Le silence devient presque inconfortable.
3. Et si le problème était notre rapport au repos ?
Pourquoi culpabilise-t-on quand on ne fait rien ?
C’est probablement le cœur même du sujet. Pourquoi se sent-on parfois coupable en restant allongée à lire ? Pourquoi a-t-on l’impression de « perdre son temps » ?
La société nous a imposé des injonctions que nous avons intégrées.
Depuis longtemps, nous entendons : il faut être actif, il faut avancer, il faut être performant, il faut profiter de son temps.
Et j’en passe.
Résultat : le repos semble devoir être mérité.
Il n’y a pas de plus grand paradoxe.
Nous sommes fatigués. Et pourtant nous avons du mal à nous autoriser à ralentir.
La société veut que nous ayons toujours quelque chose de prévu, pour la soirée, pour le week-end, pour les vacances. C’est la course perpétuelle à ne pas laisser de « vide » dans le planning.
Et pourtant, ces moments de vide ont peut-être plus de valeur qu’on ne le pense.
4. Les bienfaits insoupçonnés de l’ennui.
L’ennui stimule la créativité. Je suis la spécialiste des idées qui surgissent sous la douche, pendant une promenade, ou simplement en regardant par la fenêtre.
Le cerveau a besoin de pauses. Quand on cesse d’être stimulé en permanence, on réfléchit autrement, on fait le tri, on prend du recul.
Et c’est aussi une façon de retrouver une forme de présence.
Se poser. Regarder la mer. Un paysage. Les gens passer.
Sans forcément chercher à produire quelque chose.
Conclusion
Un samedi après-midi. Une heure de libre devant soi. Que faire ?
Je ne suis pas certaine d’avoir trouvé la solution. Moi aussi, je continue à attraper mon téléphone dès que j’ai cinq minutes devant moi. Et puis je m’en rends compte. Et je repose le téléphone de plus en plus souvent pour simplement m’attacher à l’instant présent.
Peut-être que ne rien faire est devenu un luxe moderne.
Non pas parce que nous manquons de temps.
Mais parce que nous avons perdu l’habitude du vide.
Et si cet été, au lieu de chercher à optimiser chaque instant, nous nous autorisions simplement quelques moments inutiles ? Ceux qui ne servent à rien, sinon à nous rappeler que nous sommes là, vivants, présents et dans la réalité de l’instant.
Je suis hyper curieuse d’avoir votre avis.
Rendez-vous en commentaires pour en discuter !
À bientôt
So’ 💕
c’est devenu grave tous ces gens sur leurs téélphones, et même dès la sortie du travail, comme tu le précises on ne fait plus attention aux gens, plus de bonjour, plus de sourire… plus d’humanité ! comme cette société est pathétique, et on critique les robots !!! ahah mais l’être humain est devenu un robot ! Perso je prends le temps d’écouter la nature, ne rien faire, écouter les oiseaux, tous ces instants agréables que beaucoup de gens ont oublié ! bonne journée
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