Anxiété : ce qui m’a aidée à aller mieux (et ce qui n’a pas fonctionné)

Hello hello, et bon mercredi ! J’espère que vous allez bien !

Ici c’est un mois d’octobre en mode été indien : de belles journées ensoleillées avec des températures agréables (chaudes mais pas à l’excès, tout ce que j’aime !).  Vraiment l’automne est ma saison préférée sur la Côte d’Azur !

Pour aujourd’hui j’ai envie de revenir avec vous sur un sujet important, qui revêt un écho particulier en moi : l’anxiété. 

J’ai longtemps été quelqu’un qui fonctionnait avec une petite pointe d’anxiété. Cela se traduisait principalement par de petites difficultés dans la prise de grosses décisions, cette peur de se tromper qui faisait que je mettais un peu de temps à me décider. 

Rien de trop embêtant, un peu moins de spontanéité que d’autres tout simplement. 

Et puis 2026 est arrivé, avec des choses à gérer qui ont conduit cette anxiété à prendre de plus en plus de place dans ma vie, pour en arriver à l’implosion. 

Aujourd’hui j’ai pu mettre de côté la source principale de cette anxiété et je réapprends à vivre sans. 

Je me suis dit que c’était l’occasion d’aborder ce sujet avec vous. 

Vous voulez en savoir plus ?

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Je ne suis pas là pour vous donner la recette miracle, il n’en existe malheureusement pas. Chaque situation est différente, la source de l’anxiété est propre à chacun et il ne saurait y avoir de remède universel. 

C’est un cheminement à faire pour comprendre d’où ça vient et trouver la solution qui nous est propre. 

Par contre j’ai eu envie de vous partager ce qui pour moi a bien fonctionné, et ce qui au contraire ne m’a pas aidé. On trouve des tas de choses sur Internet, d’outils qui promettent de nous aider, et c’est parfois dur de faire le tri. 

  1. Les choses qui m’ont vraiment aidé 

Être entourée. 

J’ai eu la chance d’avoir ma sœur très présente, de même que mes parents et mes amies proches. 

Je n’ai pas toujours été agréable à côté durant cette période mais ils ne m’ont jamais lâché et c’est une chance énorme. 

Débrancher mon cerveau. 

J’étais à un stade où l’anxiété tournait en boucle dans mon cerveau. Tout, littéralement, même la chose la plus anodine, devenait une source d’angoisse. 

Même la lecture qui a toujours été mon échappatoire depuis enfance ne fonctionnait plus. 

Et puis j’ai commencé les coloriages mystères et d’un coup je retrouvais des périodes où j’arrivais à débrancher. 

Alors évidemment ça ne résolvait rien mais ça me permettait d’avoir des périodes off, des moments où je pouvais enfin respirer et mettre mon esprit sur pause. 

Se créer une routine. 

Poser un cadre strict a été rassurant. Un mode de fonctionnement où tout était calé pour me permettre de ne pas avoir à décider quoi faire, comment et à quelle heure. 

J’étais arrivée à un stade où j’avais besoin de fonctionner en automatique pour arriver à avancer. 

Aucune spontanéité mais un cadre qui me rassurait et m’a permis de tenir. 

Lâcher prise sur les insomnies. 

Pendant des mois je me suis réveillée vers 3 heures du matin sans parvenir à me rendormir. 

J’ai longtemps tenté de lutter, sans succès si ne n’est d’être encore plus mal. 

Et puis j’ai adapté mon sommeil : ayant la chance d’avoir besoin de peu de sommeil, je me suis couchée plus tôt pour réussir à avoir mes 6 heures par nuit même avec un réveil à 3h du mat. Pas idéal mais ça a fonctionné un temps. 

Revenir au moment présent. 

J’ai activé le mode « survie » : ne pas se projeter car cela me générais encore plus d’anxiété. Simplement fonctionner au jour le jour, pour être en mesure de tenir et de trouver le temps et la force de prendre les décisions nécessaires.

2. Les choses qui ne m’ont pas aidé (ou pas comme je l’espérais)

Les exercices de méditation : 

Une cata : ça m’énervait plus qu’autre chose et ne me permettait absolument pas de me détendre. J’ai rapidement arrêté d’essayer ces outils. 

Les anxiolytiques : 

Prendre ces médicaments a été un soulagement effectivement mais au final ça m’a créé encore plus d’angoisses. Être coupée de la sorte de ses émotions est très ambivalent : cela soulage l’anxiété à l’instant T mais c’est très étrange de ne rien ressentir.  

Me concernant cela a été une solution temporaire au moment où ça n’allait plus du tout mais j’ai été soulagée de les arrêter je dois l’admettre. 

Me dire « arrête de penser à ça », « ne te laisse pas atteindre »

Rien de pire que de s’entendre dire qu’il faut laisser tomber que ça ne doit pas t’atteindre alors que tu t’y efforces mais que tu n’y arrives pas. 

J’en étais arrivée à détester entendre ça car cela ne faisait que me renvoyer à mon incapacité à me détacher et à ne pas me laisser atteindre. 

Chercher constamment à être rassurée. 

Le soulagement était parfois réel mais de courte durée. 

Et à chaque fois j’avais le sentiment que la rechute était encore pire. 

Vouloir tout contrôler. 

Anticiper chaque scénario pour éviter les mauvaises surprises, finissait par m’épuiser psychologiquement et physiquement. Éviter ce qui me faisait peur, ou ce qui m’angoissait, sur le moment c’était rassurant, mais cela pouvait rendre certaines peurs ou angoisses encore plus difficiles à affronter.

Me comparer aux autres.

J’ai passé du temps à me demander pourquoi tout semblait si simple pour eux, alors que je devais fournir autant d’efforts. Ce mécanisme ne faisait que me renvoyer à mes propres échecs et à augmenter d’autant plus mon anxiété.

Il n’y a pas à s’en vouloir d’être anxieux, ça ne fait qu’ajouter de la culpabilité à une émotion déjà difficile à vivre et à gérer

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Évidemment je vous partage tout ça en mode « ça a ou n’a pas fonctionné pour moi ». Cela reste ma propre expérience. 

Mais il faut garder à l’esprit avant tout que les phases d’anxiété ne sont pas anodines. Cela ne se gère pas facilement et rapidement. Il nous faut souvent un certain temps pour identifier ce qu’on traverse, en trouver les causes et les solutions adaptées. 

Il n’y a pas de course à la réussite, chacun fonctionne à son propre rythme, avec ses propres outils. Rien n’est linéaire. 

Et même une fois la source profonde de l’anxiété identifiée et résolue, la guérison prend du temps. Il y aura des rechutes et ce n’est pas grave. 

Le corps ne peut pas passer d’un fonctionnement en mode survie à un fonctionnement « normal » en un clin d’œil. La réadaptation prend du temps. Et il ne faut pas se mettre de pression. 

Prenez soin de vous 🤍

À bientôt 

So’ 💕

Une réflexion sur “Anxiété : ce qui m’a aidée à aller mieux (et ce qui n’a pas fonctionné)”

  1. Meili dit :
    Avatar de Meili

    l’anxiété est un vrai fléau, étant une anxieuse de nature, quand tu as des enfants, la petite boule au ventre à contrôler est difficile , tu as trouvé ta méthode, mais comme tu le dis, ça revient et des fois pour rien ! A bientôt

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